Warhammer V3 - Bestiaire

Démarré par Thibaud, 25/03/2013 à 13:08:10

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Thibaud

On commence par les créatures connues de tous les Reiklanders, les tristement célèbres hommes bêtes :

Généralités

Les hommes bêtes sont des créatures très proches du chaos : féroces, sanguinaires, résistantes et dotées d'une intelligence primitive, sous humaine. Les hommes-bêtes sont surtout nombreux au nord du Vieux Monde, à proximité des désolations du chaos. Ils se regroupent au cœur des forêts les plus profondes (en particulier la forêt des Ombres dans l'Empire), où ils se cachent de la civilisation en attendant de futurs pillages et massacres. Dans l'Empire, les hommes-bêtes étaient encore très nombreux et occupaient même la province d'Ostland avant la grande guerre contre le chaos et l'œuvre d'unification de Magnus le pieux. Depuis, ils sont moins nombreux et plus dispersés dans l'Empire, mais ils demeurent une menace courante dans les forêts les plus denses.

Dans le cas présent, la forêt du Reikwald offre un terrain propice à leur présence, et les recoins les plus sombres et reculés de cette immense forêt sont autant d'abris pour les hommes bêtes, où ils se livrent à leur rituel barbare et sanglant.

Tous les hommes bêtes ne vénèrent pas le chaos (du moins pas uniquement), mais la grande majorité tombe très facilement sous la coupe des dieux sombres. Khorn, le dieu du sang et des massacres, est la divinité du chaos qui raffole le plus des hommes bêtes, car ils sont cruels, vicieux, brutaux et foncièrement mauvais. De parfaite recrue en somme. Nurgle, seigneur de la pestilence et des maladies, est le second dieu qui s'y intéresse le plus, pour la simple et bonne raison que ces créatures sont d'excellentes porteuses pour ses fléaux immondes. Les Pestigores, sont hélas bien souvent les prémices d'une invasion des fidèles de Nurgle. Cependant, les dieux du chaos n'accordent que rarement des faveurs à ces créatures, car elles sont suffisamment bêtes et cruelles pour servir leur dessein sans attendre la moindre récompense. C'est pourquoi même les cultistes du chaos les voient comme des créatures sauvages et dépourvus d'intelligence (même aux yeux des fanatiques de Khorn... c'est dire !).

Le point de vue des PJ

Les hommes bêtes sont un fléau trop courant pour que même le plus isolé des ermites en ignore l'existence. Tous les PJ connaissent déjà l'existence des hommes bêtes, et savent faire la différence entre un Ungor, un Gor, et un Bestigor. Pour les détails, ce n'est un secret pour personne : ils sont grands, forts, brutaux, et ils puent.

Pour les Humains : Les hommes bêtes sont l'exemple le plus courant d'engeances du chaos. Ils sont donc considérés comme des êtres impurs et nuisibles à tuer par tous les moyens sans la moindre pitié.

Pour les Nains : Ils sont une menace, et ils sont dangereux. Même si les nains n'entretiennent pas de rancune particulière (dans le cas général) à leur encontre, ils constituent un ennemi commun avec les humains, et une nuisance plus que suffisante pour qu'ils soient exterminés sans se poser de question.

Pour les Haut-Elfes : Les hommes bêtes sont rares en Ulthuan, car la nation Haut-Elfes a jadis mis un point d'honneur à exterminer la quasi-totalité de cette vermine. Cependant, leur capacité à pulluler dans le reste du Vieux Monde oblige les natifs d'Ulthuan à connaître ces créatures, et à compter avec le danger qu'il représente une fois loin de la protection de leur patrie. Certaines histoires pour effrayer les jeunes Haut-Elfes parlent de ces monstres qui raffolent de la chair elfique, surtout des jeunes filles vierges. Dans les faits, les hommes-bêtes ne font pas la réellement la distinction, mais raffolent effectivement de la chair elfe, plus tendre et propre que la plupart de leurs gibiers.

Pour les Elfes Sylvains : Les Elfes Sylvains ont un lourd passé commun avec les hommes bêtes, et la haine qu'ils leur vouent demeurent très tenace avec le temps. Ils sont probablement les mieux informés sur les hommes bêtes et toutes les dégénérescences qui les rongent, mais aussi sur les moyens d'en venir à bout, et de les faire disparaître à jamais. Aussi la nation d'Athel Loren met-elle un point d'orgue à éradiquer méticuleusement toutes les bandes d'hommes bêtes qui ont tentés d'entrer dans leurs forêts depuis des générations.

Les Hommes Bêtes

Brays et Ungors - Les Ungors (terme qui signifie "sans corne" dans la langue des Hommes-Bêtes) ne sont pas aussi forts ni robuste que les Gors, mais ils compensent cette faiblesse par leur amour pour le mal. Dire qu'ils sont sadiques est un doux euphémisme...

Ils sont physiquement moins imposant que les autres hommes-bêtes et leur cornes, lorsqu'ils en ont (on les nomme alors "Brays"), sont moins développées et moins nombreuses : là où celles d'un Gors évoquent des sabres spectaculaires et mortels, celles des Ungors ne sont souvent que des simples embryons rabougris n'ayant rien de commun avec celles d'un bouc ou de tout autres animal reconnus par les Gors. C'est pour cette raison que les Ungors sont considérés comment des êtres inférieurs par ceux-ci. Les humains ne font quant à eux aucune distinction de ce type et estime que les Ungors sont aussi horrible que les autres hommes-bêtes, cornes ou pas, car ce sont eux aussi des aberrations de la nature qui ne vivent que pour tuer et détruire, souvent au nom des dieux du Chaos.

Du fait de leur faiblesse par rapport au Gors, les Ungors se tiennent loin du feu dans les campement des hommes-bêtes et doivent constamment se battre pour récupérer quelque nourriture que ce soit. Ils sont donc souvent réduit à disputer leur pitance aux chiens, à se sustenter de la moelle des os ou d'insectes, ou même à se livrer au cannibalisme sur les victimes de leurs incessantes querelles intestines. En raison de leur statut, les Ungors sont des créature cruelles et haineuses qui cherchent toujours à exercer leur malice sur les prisonniers ou les animaux sauvages qui tombent entre leurs griffes. Leur désir de se venger contre un monde qui les méprise n'a pas de bornes. Les Ungors voient la victoire consécutive à une bataille comme une opportunité d'échapper pour un temps à leur condition. Ils sont incroyablement cruel envers les prisonniers, et là ou un Gor achèvera rapidement un captif d'un coup de hache, un Ungor le torturera longuement jusqu'à ce que mort s'en suive.
Les Ungors sont toutefois considérablement plus habiles que leur congénères, et leurs mains noueuses restent capable de graver des runes, bâtir des structures en bois et assembler les armes utilisées par les Gors. Ils remplissent ainsi un rôle crucial au sein de la harde qui, sans eux, ne pourrait s'équiper. La plupart des Ungors vont au combat en formant de vastes groupes armés de lances et protégés par des boucliers primitifs, mais certains sont envoyés en avant pour débusquer les ennemis sur lesquels la Harde va s'abattre. C'est le plus fort d'entre eux, qui reçoit le titre de «Demi-Corne», qui instaure un semblant d'ordre dans leurs rangs et les dirige pour qu'ils infligent un maximum de dégâts à l'ennemi.



Les Gors - Les Gors forment l'essentiel des hardes. Leurs apparences varient, mais tous combinent les traits de l'homme et de l'animal. L'aspect le plus commun d'un homme-bête est constitué par des jambes et une tête de bouc avec un torse d'homme particulièrement poilu et malodorant. Un Gor possède des crocs afin de déchirer la chair de sa proie et un corps musclé et robuste (en plus d'être infesté de parasites) parfaitement adapté à satisfaire ses instincts meurtriers.

En tant que créatures du Chaos, les hommes-bêtes font preuve de variations étonnantes dans leur anatomie. Certain ont des tête de bovidé ou de chiens de chasse au lieu de chèvres, d'autres possèdent des bois, de lames ou d'autre mutations étrange qui jaillissent de leur front. Certains ont une tête de moutons, de cheval ou d'insecte, des membres supplémentaires, une queue, des yeux pédonculés et autres altérations étranges et horribles.

La seule chose que tout les hommes-bête ont en commun tient dans leur cornes, et ce quelle que soit leur forme. C'est ce qui fait la différence de statut entre les Gors et les Ungors. Un homme-bête qui possèdent des cornes particulièrement impressionnantes est appelé «Vraies-Cornes» ou «Vrai-Gor», et fera partie des plus intelligents et des plus forts de sa race. Dans la société des hommes-bêtes, les cornes sont un symbole de rang, c'est pourquoi les chefs sont toujours ceux qui possèdent les plus grandes et les plus spectaculaires de toutes. Avant de se rendre au combat, les hommes-bêtes les aiguisent souvent et les colorent avec des pigments naturels ou du sang pour leur donner un aspect encore plus effrayant.

Faire face à une horde de Gors revient à s'opposer à l'anarchie et à la destruction aveugle. Les hommes-bêtes sont indisciplinés et bagarreurs, ils hurlent et mugissent dans une cacophonie incessante qui emplit le cœur des hommes de terreur, aussi bien que celui de leurs subordonnés (les Ungors). Malgré tout, ils sont capables d'évoluer sur le champs de bataille en formation plus ou moins organisées, choses dont beaucoup de généraux ne se sont aperçu que trop tard. Les bandes de Gors marchent sous la bannière de leur hardes, fabriquée à partir de peaux écorchées ou avec des étendards capturés à l'ennemi et enduits de sang et d'excréments. Leurs braiments sont accompagnés par le son de flûtes et de cors qui parodient les notes claires des instrument de musique des régiments de l'Empire.

En dépit de leur désordre apparent, les Gors savent faire preuve de tactique. Tout comme une meute de loups, la harde sais d'instinct encercler sa proie. Des bandes de Gors la contournent à travers le sous-bois, leurs sens aiguisés leur permettant de se diriger à l'odeur. Les Gors ne sont pas spécialement discrets, mais ils savent très bien se dissimuler en forêt, leur habitat naturel. Rares sont les ennemis capables de garder leur calme face à une bande de Gors hurlants, surtout quand ceux-ci surgissent derrière eux.

Les Reiklanders appelent "Gran Gors", les Gors qui mènent une petite horde ou un groupe d'Ungors. Les Gran Gors sont souvent les plus forts d'un groupe donné, faisant office de sous-officiers primitifs dans l'organisation de la harde, mais ils n'en demeurent pas moins inférieurs aux terrifiants Bestigors.



Les Bestigors - Les plus fort des Gors sont appelés les Bestigors. Grâce à leur taille et à leur férocité, ils s'assurent une positions privilégiée au sein de la Harde et prouvent constamment leur supériorité aux Gors et aux Ungors par des actes de violence gratuite.

Généralement, les Bestigors portent des haches à deux mains de fabrication rudimentaire mais suffisamment lourde pour trancher un homme en deux d'un seul coup bien placé. Ils sont protégés par de solides plaques d'armure et des cottes de mailles volées aux créature civilisées puis battues à mains nues et à coup de sabots pour les adapter à leur anatomie. Ils les décorent de toutes sortes de trophées funestes pris sur les cadavres de leurs adversaires. Les Bestigors choisissent en premier leur équipement au pied de la Pierre des Hardes au moment de guerroyer, c'est pourquoi certaines de leurs bandes ressemblent presque à de vrais régiments lorsqu'elles vont au combat.

Les Bestigors forment la garde rapproché du Seigneur des Bêtes mais leur nature agressive et bagarreuse les place sans cesse en compétition les uns avec les autres. Leur chef doit être vigilant et s'attendre à être défié à chaque instant. Parfois, il est possible de déceler les signes avant-coureurs, par exemple lorsque les cornes d'un Bestigor grandissent subitement, mais généralement, le premier signe de rébellion a lieu lorsqu'un Bestigor hurle un défi et lève sa hache en direction du chef de la Harde. Tout chef un tant soit peu expérimenté sait repérer un éventuel prétendant et se débarrassera de lui avant qu'il ne deviennent trop fort, mais beaucoup ne s'aperçoivent de rien et se retrouvent dévorés par leur adversaire avant d'avoir pu réagir.

Brutalité et violence suintent par tout les pores d'un Bestigor, et peuvent exploser à tout moment. Ils se livrent souvent à des compétitions de coups de têtes qui les laissent quelque peu désorienté mais avides de sang. Ils expriment de façon plus "artistique" leur besoin de prouver leur supériorité dans des actes de profanation et de dégradation. Il peut s'agir de dévorer un prisonnier de façon particulièrement sale, ou de souiller les bannières et les icônes de l'ennemi. Lorsqu'un étendard est capturé au combat, les Bestigors le dégraderont avec du sang, de la boue, de l'urine ou des matières fécales avant de le brandir bien haut afin que le reste de la Harde comprenne bien qu'ils sont les vrais élus des Dieux Sombres.

Lors d'une bataille, les Bestigors forment une masse compact de muscle et de fer qui charge avec un élan implacable. Ils cherchent les troupes d'élites de l'adversaire afin de les défier pour prouver qu'ils sont les meilleurs. Ils manient leurs haches comme le ferait un bourreau, et démembrent rageusement leurs ennemis avant de les piétiner dans la boue sous leurs sabots.




La suite prochainement...

Thibaud

Les Orques et Gobelins
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Généralités

On trouve des orques et des gobelins n'importe où dans le Vieux Monde, car de très grandes tribus occupaient autrefois l'intégralité de les terres encore sauvages de l'actuel Empire. Cependant, elles furent toutes chassées par les tribus humaines et naines conduites par Sigmar Heldenhammer et Galmaraz, le broyeur de crânes, lors d'une alliance entre les deux nations, qui mena à la Bataille du Col du Feu Noir, et la desctruction du dernier grand clan Orque.

Cet événement est depuis fortement ancré dans le patrimoine des peaux vertes, et il arrive à certains d'entre eux de frissonner à la simple énonciation du nom de la tribu Heldenhammer.

Les orques et gobelins sont tous considérés de sexe masculin, mais à la vérité ils sont asexués, et se reproduisent grâce à des spores mitotiques. Ils naissent ainsi sous terre dans une poche, à l'ombre d'un étrange champignon. Rare sont les orques ou gobelins qui ont seulement consciences du concept de reproduction, et bien souvent l'expulsion de ces spores se fait de manière totalement involontaire et hasardeuse.


Chez les orques, la croissance est un phénomène durable, qui perdure durant toute la vie d'un individu. Cependant cette croissance peut être sporadique, du fait d'interruption constante par des facteurs extérieurs : blessures, maladies, climat, etc. Les orques ont rapidement consciences de ces faits, et c'est pourquoi ils se battent souvent entre eux : pour ralentir la croissance de leurs concurrents, et favoriser la leur. Ainsi il est très facile de repérer un chef orque : c'est simplement le plus gros que vous puissiez voir.

Quant aux gobelins, la croissance diffère sensiblement. Ils sont toujours d'une taille minuscule tout au long de leur vie, et leur croissance se compte en une vingtaine de centimètres au mieux. Cependant, si leurs capacités physiques sont bien en dessous de celles de leurs cousins, ils sont néanmoins plus malin qu'un orque standard. Cela n'en fait certes pas des créatures très intelligentes pour autant, mais ils compensent cela par un instinct de survie très poussé, souvent synonyme d'une couardise exacerbé, et d'une sournoiserie teintée de cruauté. Les gobelins sont terriblement égoïstes, et paradoxalement bien plus organisés en groupes que les orques. De fait, ils ont consciences que le nombre et la perfidie sont leur deux seuls avantages. Cependant, en cas de défaite, c'est rapidement chacun pour soi, et ils n'hésitent jamais à abandonner ou à occire leurs congénères si cela peut les aider à survivre un jour de plus.


Les orques sont des créatures cruelles qui ne vivent qu'avec une seule obsession en tête : se battre !

Cette obsession est d'ailleurs telle, qu'ils ont tendance à se battre entre eux dès qu'ils n'ont personne d'autre à massacrer. C'est ce paramètre qui bien souvent freine l'expansion de la race orque, en réduisant considérablement leur chance de constituer une terrifiante horde d'invasion, connue sous le nom de "Waaaagh".

Une Waaaagh n'est autre qu'une grande armée constituées de tous les peaux vertes que vous puissiez trouver dans le monde. Leur taille varie en fonction de la puissance de celui qui la commande. Cependant, le véritable danger d'une Waaagh vient surtout du fait qu'elle est la seule forme d'unification qui existe chez les orques. Et lorsqu'ils s'unissent, ils représentent l'une des plus grandes menaces du vieux monde, car leur créativité guerrière (la seule forme de créativité chez eux), leur enthousiasme et leur inébranlable volonté de se battre sont décuplés. Mêmes les puissances de la Ruine ont appris à redouter une Waaaagh, car les peaux vertes ne croient nullement aux divinités du Chaos, ou les considèrent au mieux comme de parfait adversaire pour une "S'per Gross' Baston". Khorne lui-même tend à s'irriter du comportement des peaux vertes, car aucun ne le vénère, et quand bien même il porte un grand intérêt aux carnages qu'ils provoquent, ils vont souvent à l'encontre de ses desseins en agissant de façon totalement aléatoire. De plus, ils ne possèdent que très rarement le fanatisme, la colère et l'aliénation des fidèles du Dieu du Sang, et font mêmes souvent preuve d'une franche gaieté à la guerre.

Malgré le manque évident de discipline chez les peaux vertes, il existe une certaine hiérarchie naturelle chez eux :
Les orques obéissent aux orques qui sont plus gros et plus forts qu'eux. Les gobelins quant à eux obéissent aux ordres des orques, car ils ont trop peur de se frapper ou manger. Ou pire. Et enfin, les snotlings, c'est à dire tous les rejetons prématurés ou interrompus trop tôt dans leur croissance des peaux vertes... Ceux-là ne sont bon qu'à servir pour toutes les tâches les plus ingrates. Ils sont par conséquent un élément clé de la vie quotidienne des autres peaux vertes : cuisine (eux-mêmes finissant souvent dans l'assiette), assistance manuellement en tout genre, divertissements (violents évidemment), et parfois aussi accessoire de colmatage pour les brèches.


Pour compenser leur faiblesse, les gobelins ont pris l'habitude de domestiquer des animaux, tous plus dangereux les uns que les autres. Les loups et les loups géants sont les plus couramment dressés, car ils peuvent être pris à l'état de louveteau, lorsqu'ils sont encore inoffensifs. Aussi n'importe quel gobelin peut le faire. N'importe lequel qui parvient à survivre au dressage. Ensuite vient le squig, une créature bondissante mi-animal mi-champignon, que les gobelins trouvent en descendant dans les cavernes à la recherche de champignons rares. Puis viennent les redoutables araignées géantes, que les gobelins utilisent aussi comme monture, et plus occasionnellement comme déjeuner. Enfin à la dernière place vint la vouivre. Cet animal reptilien très dangereux, qui vit dans les montagnes du bord du monde, est destiné à être montée par un chef orque, et un chef orque monté sur cette créature vicieuse fait autant de dégâts qu'un elfe perché sur un dragon. En effet, une des ces créatures élevée dès la naissance par les gobelins deviendra pour ainsi dire une extension naturelle du chef orque : elle calquera son comportement sur ce dernier jusque dans les moindres détails, et prendra donc les mêmes traits de caractères, en plus de lui être fidèle jusqu'à la mort.


Les orques et gobelins ont aussi leur magie propre, même si les autres races ont parfois du mal à l'admettre. La magie de la petite Waaaaagh! et la magie de la grande Waaaaagh! sont issues des énergies des vents de magie tradionnels, mais de façon totalement aléatoire et le plus souvent incontrôlée. Aussi la grande majorité des chamans orques et gobelins arrivent à faire des choses prodigieuses, comme exploser dans une gerbe d'étincelles vertes, faisant profiter d'un feu d'artifice étrange à leurs adversaires. Cependant, de rares chamans parviennent à contrôler suffisamment leurs pouvoirs pour devenir des utilisateurs redoutables de la magie. Ils se livrent alors le plus souvent à des expériences sur leurs congénères afin de créer de nouvelles façon de tuer plus exotiques et amusantes (pour eux surtout), pour ensuite les appliquer sur le champ de bataille, à la grande déconvenue de leurs ennemis.


Les peaux vertes ont deux dieux : Gork et Mork. Cependant il n'existe qu'une seule effigie vraiment élaborée de leurs dieux, car il n'y a pas vraiment de distinction entre eux. En fait, la grande majorité des orques et des gobelins, en dehors des chamans et de quelques tribus fanatiques, sont incapables de différencier les deux, et invoquent "Gorké'Mork" comme s'il s'agissait d'un seul nom. Il arrive cependant que sur deux représentations très archaïques, les deux divinités soient distinguées clairement. Mais le problème c'est que leurs porteurs ne se souviennent jamais de laquelle il s'agit...